|
Ottawa, mercredi, 13 janvier 2010 – L’appel des dépanneurs à réduire les taxes excessives sur le tabac en tant que solution temporaire pour éliminer la contrebande vient d’obtenir un appui de taille aujourd’hui avec la sortie d’un rapport accablant effectué par le professeur Jean-François Ouellet, professeur agrégé des HEC de Montréal pour le compte de l’Association canadienne des dépanneurs en alimentation (ACDA). Intitulé L’échec des politiques de taxation à combattre le tabagisme, le rapport confirme clairement que selon la plus importante étude jamais réalisée au pays pour mesurer l’effet des baisses de taxes sur le tabac, soit l’Enquête sur le tabagisme 1994-1995 par Statistique Canada, celles-ci n’ont eu aucun impact mesurable sur la consommation de tabac ou sur l’incitation à fumer et ce, même auprès des jeunes, une réalité que Santé Canada, qui a pourtant commandé cette vaste étude, n’a jamais admise, dévoilée ou endossée publiquement. « Qu’on arrête de prétendre que la réduction des taxes excessives sur le tabac encouragerait les gens à fumer : c’est totalement faux et c’est une étude Statistique Canada commandée par Santé Canada qui l’établit clairement et de manière irréfutable » a déclaré Michel Gadbois, vice-président exécutif de l’ACDA. Selon ce dernier, la preuve scientifique est faite : la réduction des taxes excessives sur le tabac n’entraîne pas de hausse de tabagisme, même chez les jeunes. « Ce qu’elles permettent d’accomplir, en revanche, c’est d’éliminer la contrebande de tabac, de redonner le contrôle du marché aux gouvernements et de limiter l’accès du tabac aux jeunes, et c’est cela qu’on veut ».
|