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Québec, mardi 22 septembre 2009 – L’inaction du gouvernement en matière de lutte à la contrebande de tabac atteint de nouveaux sommets. Même si cela fait trois ans que nous dénonçons la situation, rien n’y fait. Le gouvernement Charest demeure obstinément assis sur ses mains à regarder le train passer pendant que des milliers de jeunes s’intoxiquent en fumant un produit illégal sept fois plus cancérigène et en s’exposant quotidiennement aux revendeurs du crime organisé ou des cabanes à tabac pour qui les mineurs sont un marché en croissance.
La troisième édition de l’Étude des mégots dans les écoles dévoilée aujourd’hui pour la région de Montréal est des plus alarmantes pour ceux qui ont à cœur la santé et le bien-être de la jeunesse. Non seulement les écoles et les commissions scolaires n’ont-elles rien entrepris ni accompli pour endiguer un tant soit peu le phénomène depuis un an, mais ce dernier progresse à un rythme effréné et fait tache d’huile dans la région de Montréal.
La troisième Étude des mégots de l’ACDA confirme à quel point la situation est devenue préoccupante. Dans un rayon de 20 km autour des réserves, les taux de consommation de tabac de contrebande par les jeunes mineurs dans les écoles s’élèvent à plus de 60 % -- avec des pointes de 85 % -- alors que la moyenne québécoise se situe à environ 40 %, en nette progression par rapport à l’année dernière.
Notre position est simple : si le gouvernement souhaite plier les genoux face aux groupes criminels tapis dans les réserves autochtones, alors qu’il baisse les taxes sur le tabac pour couper l’herbe sous le pied des contrebandiers et sortir une fois pour toutes ce produit de nos rues et de nos cours d’école. C’est le gros bon sens!
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