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Montréal, 23 septembre 2008. Selon une étude dévoilée aujourd’hui par l’Association canadienne des dépanneurs en alimentation (ACDA) et sa filiale québécoise (AQDA), les écoles secondaires de la région de Montréal continuent d’être fortement touchées par l’épidémie de contrebande de tabac avec une moyenne de 35 % des cigarettes consommées. La localité de Châteauguay, pour sa part, atteint un sommet inégalé avec une moyenne de 86 % de consommation de produits de tabac illicites chez les jeunes fumeurs du secondaire.
“Une fois de plus, on constate que les mineurs au Québec peuvent s’acheter des cigarettes illégales aussi facilement que des bonbons », a déclaré Michel Gadbois, vice-président de l’ACDA et président de l’Association québécoise des dépanneurs en alimentation (AQDA). « En offrant aux jeunes des cigarettes à quatre sous, la contrebande vient réduire à néant tous les efforts mis de l’avant depuis des années pour combattre le tabagisme chez les jeunes, qu’il s’agisse des taxes élevées, des avertissements sur les paquets, des étalages cachés ou de la vérification de l’âge ».
Commandée par l’ACDA, l’Étude 2008 sur la contrebande auprès des jeunes a été réalisée par la firme canadienne de recherche Arcus auprès de 80 écoles secondaires de l’Ontario et 75 du Québec. Pour réaliser l’étude, la firme Arcus a prélevé des mégots de cigarettes autour des établissements scolaires et après les heures de fréquentation, entre le 16 avril et le 5 juin 2008. Les 22 498 mégots trouvés ont été par la suite examinés et classés en trois catégories : légal, illégal et inconnu.
“Les propriétaires de dépanneurs du Québec sont déçus et choqués de voir que les jeunes ont un accès si facile au tabac de contrebande alors qu’eux-mêmes font des efforts soutenus et constants pour empêcher la vente de tabac légal aux mineurs. C’est pourquoi nous demandons au gouvernement et partis politiques du Québec de prendre le taureau par les cornes en mandatant, dès cet automne, une commission parlementaire pour faire le point sur l’épidémie de contrebande de tabac au Québec et dégager des solutions porteuses avec l’aide des acteurs concernés », a déclaré Michel Gadbois.
L’étude démontre qu’en Ontario, 26 % des mégots trouvés autour des écoles provenaient de la contrebande alors qu’au Québec, ce taux s’élève à 36 % en moyenne. Une étude similaire effectué six mois plus tôt auprès de 105 écoles de l’Ontario et du Québec avait démontré des taux similaires, soit 24 % pour l’Ontario and 35 % pour le Québec. Une autre étude sortie au début du mois (GfK Research Dynamics) évalue quant à elle la contrebande auprès de l’ensemble de la population cette fois à 40 % pour le Québec et 49 % pour l’Ontario.
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