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Selon l’ACDA, il importe de sortir des ornières actuelles, de réfléchir aux diverses solutions et de mobiliser les groupes concernés : « Pour régler la contrebande, il n’y a pas une seule et unique approche, mais plusieurs qui doivent faire l’objet d’un consensus », a lancé M. Gadbois. « Les saisies ne suffiront jamais à freiner l’ardeur des contrebandiers qui font des profits monstres dans un marché toujours en croissance parce qu’ils vendent des cartouches à 10 $ au lieu du prix légal de 75 $. »
L’ACDA s’investit depuis plusieurs années à sensibiliser les pouvoirs publics au fléau de la contrebande. Récemment, elle dévoilait sa seconde étude de mégots ramassés autour des écoles secondaires, dans laquelle on a relevé un taux moyen de 36 % de contrebande dans nos écoles secondaires avec des pointes allant jusqu’à 89 % dans celles situées près des réserves indiennes. Un sondage Léger Marketing mené en septembre a également révélé que 70 % des Québécois jugent sévèrement l’action du gouvernement en matière de lutte à la contrebande, et que seulement 1 % appuient la pertinence de son approche.
« Une commission parlementaire est une question de survie pour les dépanneurs. Le gouvernement fédéral en a institué une et puisque toute solution implique aussi le gouvernement du Québec, une commission québécoise s’impose », de conclure M. Gadbois.
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