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Résumé du site de l’ACDA-AQDA en chinois

Article sur la tournée

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Les candidats Roux et Coutel appuient la tenue d’une commission parlementaire
Sur la contrebande de tabac

par Carol Isabel

Article mis en ligne le 20 novembre 2008 à 17:46
La Nouvelle Union, Princeville

 
 
La tournée en faveur de la commission parlementaire sur la contrebande du tabac s’est arrêtée à Princeville, dans la circonscription d’Arthabaska. Sur la photo, on retrouve Jean-François Roux (candidat adéquiste), Michel Gadbois (ACDA), Catherine Coutel (candidate péquiste) et Michel Morin (propriétaire du Dépanneur général de Princeville). Les candidats Roux et Coutel appuient la tenue d’une commission parlementaire
Sur la contrebande de tabac
Deux des trois candidats des principaux partis de la circonscription d’Arthabaska interpellés par l’Association canadienne et québécoise des dépanneurs en alimentation (ACDA-AQDA) ont donné leur appui formel à la mise sur pied d’une commission parlementaire sur la contrebande de tabac.
Le député sortant et candidat de l’Action démocratique du Québec (ADQ), Jean-François Roux, et la candidate du Parti québécois, Catherine Coutel, ont pu signer leur engagement électoral officiel, qui sera affiché dans les commerces, lors de la tournée pan-québécoise «Non à la contrebande, Oui à la commission» de l’ACDA-AQDA qui s’est arrêtée, jeudi, au Dépanneur général à Princeville.

«Les contrebandiers nous ont enlevé la moitié de notre marché et si rien n’est fait, ce sera bientôt les trois quarts. Pour nous comme pour l’ensemble des Québécois, ce fléau est devenu une crise sociale et économique hors contrôle. Avec un dépanneur par jour qui ferme au Québec, il faut faire quelque chose et vite», a déclaré le vice-président principal de l’ACDA, Michel Gadbois.

«Une commission parlementaire est le point de départ essentiel pour décider un plan d’action sérieux et efficace avec l’ensemble des groupes concernés comme les forces policières, les écoles, les groupes de santé et les premières nations», a aussi fait savoir M. Gadbois qui n’a pas été surpris de l’absence du candidat libéral, Claude Bachand, compte tenu que le gouvernement s’est enfermé dans un raisonnement partisan très étroit dans ce dossier.

Pour le candidat adéquiste, Jean-François Roux, il ne fait aucun doute que le gouvernement libéral fait preuve d’un manque de courage politique dans ce dossier et qu’il ne veut définitivement pas intervenir là où est la source du problème, soit dans les réserves autochtones et dans le port de Montréal. M. Roux croit que l’absence du candidat libéral est d’ailleurs assez éloquente quant à la position de son parti qui n’a aucun plan d’action.

M. Roux déplore les effets négatifs de la contrebande de tabac sur les revenus des dépanneurs en alimentation et sur les revenus du trésor québécois (un manque de 350 millions $) mais aussi sur la santé alors que la cigarette de contrebande est jusqu’à sept fois plus nocive que la cigarette régulière et qu’en plus, elle est vendue sans distinction aux enfants comme aux adultes. «La création d’une commission parlementaire nous permettra de discuter de l’ensemble des mesures qui pourraient être prises pour s’attaquer à ce fléau».

Pour sa part, la candidate péquiste, Catherine Coutel, réclame une commission qui sera commandée par le gouvernement pour qu’il applique les recommandations et non pas juste une commission sous l’effigie d’un mandat d’initiative que le gouvernement pourrait tabletter. «Nous demandons à ce que les autochtones soient aussi assis à cette commission parce que, pour nous, la Paix des braves a été signée et on ne veut pas revenir sur ce dossier».

Mme Coutel ajoute qu’il est déplorable que «nos petits commerçants» réclament d’être protégés sur des choses qui font en sorte de rabaisser leurs profits et mettre leurs commerces en danger. «Le candidat libéral aurait peut-être dû venir prendre de l’information comme on l’a fait. Mais il est à l’image de son parti, quand il y a des dossiers contestés, les libéraux sont absents». Mme Coutel ne jette finalement pas la pierre aux policiers qui font leur travail dans le dossier de la contrebande de tabac mais la lance plutôt aux ministères de la Justice et des Affaires autochtones qui sont restés inactifs depuis 2003.

Pour le propriétaire du Dépanneur général de Princeville, Michel Morin, l’impact des contrebandiers sur les petits commerçants est catastrophique. «À Princeville aussi, on a nos contrebandiers. Certains clients m’ont fait part de la présence d’un individu qui se procure régulièrement des caisses de cigarettes de contrebande chez lui qu’il achète entre 6 $ et 7 $ la cartouche qu’il revend ensuite jusqu’à 15 $. Il s’agit de revenus que nous ne pouvons aller chercher. Il est également dommage que cette cigarette, qui est de moins bonne qualité, se retrouve de plus en plus autour de nos écoles à cause de cet écart de prix d’avec la cartouche légale.

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