Les dépanneurs et alcools québécois : nouveaux ambassadeurs des vins et alcools du Québec

Communiqués de presse

Les dépanneurs et alcools québécois : nouveaux ambassadeurs des vins et alcools du Québec

Posted on Jeudi 12/03/15

POINTE-CLAIRE, jeudi 3 décembre 2015 - L'Association québécoise des dépanneurs en alimentation (AQDA) a salué aujourd'hui le dépôt par le ministre des Finances, M. Carlos Leitao, du projet de loi 88 sur les boissons alcoolisées artisanales, le premier projet de loi prodépanneur en 20 ans au Québec. Ce dernier propose en effet de permettre la vente et la commercialisation directes des vins, cidres et alcools de petits fruits du terroir dans les 6 400 dépanneurs du Québec et dans les épiceries et ce, sans passer par l'entremise de la SAQ, une percée majeutre dans la réglementation actuelle.

« L'initaitive du gouvernement libéral est une véritable bouffée d'air frais pour les 6 400 dépanneurs du Québec qui sont durement malmenés par une règlementation rigide et étouffante. Tandis que bière et vin, tabac, loterie, essence et autres sont constamment sujets à plus de taxes et de règlements, il est tout à fait impressionnant de voir enfin un projet de loi qui vient améliorer concrètement leur environnement d'affaires » a déclaré Michel Gadbois, président de l'AQDA.

Dans la présente réglementation sur le vin, les dépanneurs sont limités à vendre sulement du vin assemblé au Québec par la SAQ et dont l'appellation est artificiellement créée pour le réseau avec mention prohibée du cépage. Celle-ci a donné naissance au fameux « vin de dépanneur » qui octroie une marge limitée aux détaillants et un registre tout aussi limité aux consommateurs lorsqu'il s'agit de répondre à leurs attentes en termes de goûts et de variété.

Le projet de loi 88, en revanche, permettra enfin aux vins, cidres et alcools de petits fruits québécois de trouver leur juste place sur les tablettes des dépanneurs en s'affichant sans contrainte, comme tout vin vendu à la SAQ, avec étiquette authentique mais toujours sans mention du cépage ou du millésime, un élément qui demeure à bonifier dans le projet de loi. Plus marquant encore est le fait que producteurs et détaillants pourront désormais négocier la vente et la commercialisation de ces vins directement, sans passer par la SAQ, donc en escamotant la majoration de près de 150 % qu'elle exige présentement sur les vins québécois, de sorte que ces derniers seront éventuellement beaucoup moins chers tout en procurant des marges supérieures aux dépanneurs et producteurs.

« Ce projet fait d'une pierre deux coups : stimuler l'industrie viticole du Québec tout en injectant un dynamisme nouveau dans la commercialisation des vins du Québec. Avec leurs 6 400 points de vente, les dépanneurs sont mieux placés que quiconque pour rapprocher les vins du terroir du quotidien des Québécois », de déclarer M. Gadbois.

Les dépanneurs sont très bien placés pour promouvoir les produits régionaux. L'AQDA a mis de l'avant le programme TREMPLIN à cet effet et espère que le gouvernement poursuive la dérèglementation du secteur en proposant un Livre Vert sur la réglementation du commerce de proximité au Québec. Le projet de loi 88 tombe pile pour insuffler un vent de renouveau et d'optimisme au sein de l'industrie qui en a bien besoin.