Consigne et frais pour les emballages

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Consigne et frais pour les emballages

Posted on Mardi 12/12/17

Les emballages et les contenants : toujours une surcharge pour les détaillants

D’une part, Recyc-Québec se prépare à étendre la consigne à près d’un million de bouteilles d’eau.
D’autre part, Éco Entreprises Québec planifie d’imposer de nouveaux frais pour toute forme d’emballage dans nos magasins.

L’AQDA, avec la participation des membres du conseil d’administration, est intervenue auprès des deux organismes pour s’assurer que les détaillants soient taxés équitablement.

Parce que c’est bien d’une taxe déguisée dont il est question ici. Les détaillants sont des percepteurs de taxes environnementales auprès des consommateurs pour le compte du gouvernement. Il est temps que les politiciens comprennent qu’ils ne cessent d’imposer des responsabilités aux marchands et qu’il est nécessaire d’arrêter d’alourdir leur tâche. Il faut simplifier la gestion en imposant un seul coût à toute la consigne, en simplifiant les déclarations et en réduisant le temps que doivent y consacrer les détaillants.

Rappelons-nous que chaque dépanneur perçoit en moyenne 600 000 $ de taxes annuellement, et ce, sans compter ces nouvelles charges environnementales. Avant de tuer la poule aux œufs d’or que représentent pour le gouvernement les 7 000 dépanneurs du Québec, on devrait se rappeler que la surréglementation est de plus en plus responsable de la fermeture de ces entreprises familiales qui sont souvent les seules à offrir un service en région.

Les comités de travail de Recyc-Québec auxquels contribuent les membres de l’AQDA visent à planifier l’intégration des quelque 900 000 bouteilles d’eau qui seront bientôt consignées. Un taux uniforme, une meilleure rémunération pour les détaillants ainsi que la gratuité des appareils de collecte en magasin sont les principaux objectifs visés.

Des discussions sont en cours avec Éco Entreprises Québec en prévision de l’inclusion des produits d’emballages qui pourraient faire l’objet de frais supplémentaires payés par les détaillants. L’AQDA souhaite obtenir une simplification des catégories visées, une plus grande transparence dans les calculs des coûts à payer et une réduction de la complexité des rapports à soumettre annuellement.